AU REVOIR.

AU REVOIR.
Voilà aujourd'hui je ferme mon blog, plus tellement fréquenté, plus tellement mis à jour, et qui ne me convient plus tellement.
Pas que je tire un trait sur tout ce que j'ai dit dans ces dizaines d'articles, mais juste que je veux passer à autre chose.
Ma merzitude relative m'a surpris au fil de la remontée dans le temps des articles, et malgré quelques coups d'éclat je remarque qu'en gros c'etait bien bien fragicu.

Donc je vous laisse, je vais [pas] [peut être] [surement] [/] (je cocherai la case quand j'en serai sur) en refaire un (de blog) .



En attendant je veux faire un petit constat consternant:

- Le barrage est vide, l'eau manque pour cet été...

- Le temps se déglingue et on a pas de neige sur le padre en avril...

- Le sporting est pitoyable et la saison qui se finit a été vraiment une des meilleures déceptions que l'on ait pu connaitre...

- Il est possible d'avoir une Mercedes SLK 200 avec comme revenus la subvention pour une vache.

- Les Francais (... Voir par ailleurs l'amitié que je porte à ce peuple ...) et, encore pire, les Corses dont je fais partie, vont voter en masse pour un nain frustré calculateur ultra libéral censeur et prêt à tout pour arriver au pouvoir. Je crois que c'est le pire.

- Les écologistes passent pour des illuminés. Les gens de gauche passent pour des utopistes. Les nationalistes passent pour des terroristes dangereux. Et Sarkozy passe pour quelqu'un de compétent et honnête . Normal.

- La jeunesse actuelle est en manque cruel d'information et de politisation. L'intelligence pour beaucoup se résume à la capacité plus ou moins forte à réciter une leçon. C'est très grave.

- La population mondiale a atteint ces dernières années un niveau de bêtise, d'abrutissement, et de désinformation incroyable que personne n'aurait prévu .


Et à tout ça vient s'ajouter l'arrêt de mon blog, dans la joie et la bonne humeur.

Bonne année, bonne santé, patchésaloute et pine d'huitre enflammée.

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Ca y est. J'ai créé un nouveau blog. Je savais que j'allais pas tenir longtemps...

C'est http://massimu.skyrock.com ...

Voilà je vous dis à bientot...

# Posté le dimanche 15 avril 2007 11:43

Modifié le lundi 30 juillet 2007 16:52

?

Je peux savoir pourquoi skyblog a supprimé mon article?

# Posté le dimanche 01 avril 2007 13:42

Modifié le lundi 02 avril 2007 08:14

A a salute!

L'utilité de ce blog est de plus en plus discutable hein ?





Vu que les derniers articles postés sont des citations ou des paroles de chansons, que j'ai vraiment un laziu transcendant et que le temps me manque pour mettre à jour ce site (pourtant c'est pas le travail qui me tue) , il serait peut etre temps de mettre un terme à mon blog?

Et bien... Non.

Je continuerai à faire sa mise à jour annuelle moyennement intéressante , voire même plus, et puis uh .






Si je voulais je pourrais faire un blog comme les autres, "vis ma vie", avec des photos de moi en scimia au comptoir avec un chapeau fragicu et une faccia tout droit sortie d'une publicité du ministère de la santé publique dénonçant les méfaits de l'alcool.

Je pourrais mettre des photos de mes ami(e)s avec des "Plv <3 <3 jtm tu c tt ske jpense de toi fradé/suré jtd <3" etc...

Je pourrais mettre des articles racontant entre deux fautes les conneries auxquelles j'ai participé, ou encore remplir des questionnaires débiles pour curieux et puttachjò en herbe en ayant l'impression d'être quelqu'un d'exceptionnel.

Mais non, j'ai décidé de créer ce blog justement pour qu'il soit différent.


Quelle est l'utilité d'un blog avec des faccie en coghju les yeux mi clos taché de vodka et dans un bughju total?






Non l'objectif de ce blog n'est pas de montrer au monde la merzitude que je peux atteindre quelquefois. Et ce, même si elle risque d'être édifiante.
Ni de faire une liste non exhaustive de mes amis/connaissances, au risque d'en froisser plusieurs. Ni même de prouver que, entention, je suis un fou moi, je tague les murs et j'allume des fumigènes. Et que je tiens l'alcool.

D'un côté, si on a besoin de le mettre sur le net tout ça, c'est soit qu'on n'en est pas satisfait, soit qu'on a des problèmes personnels et du mal à s'affirmer soi même non?

En ce qui me concerne je sais qui je suis, je sais ce que je fais, ce que j'aime, et qui j'apprécie.

Et je désire pas forcément que le quidam quelconque qui s'emmerde à un tel point qu'il a décidé de visiter mon blog en soit au courant.






Je voulais un blog différent des autres parceque je trouvais justement les autres insipides .

Mais je vois qu'au bout d'un moment ça s'essoufle et on vous prend pour un monta sega parceque vous ne faites pas 10fautes/mot.

Alors que le vrai montasega c'est celui qui se prend en photo avec les 3/4 de la boite ou du bar avec un verre vide à la main pour faire croire qu'il est Mac.




J'ai vu aussi qu'on vous traite de sans-ami parceque vous mettez pas les photos de ceux ci dans un état d'ébriété avancé sur votre blog.

Alors que pour vouloir montrer l'étendue de sa toile d' "amis" au monde entier, il faut peut etre avoir des doutes sur ce qui vous lie à eux et les rappeler de temps en temps aux visiteurs.






Alors tant que je n'aurai pas de sujet vraiment intéressant à traiter, on en restera là.

En toute cordialité bien entendu.





Et puisque vous vouliez une dose de vismavie, je vais vous donner, en exclusivité et en prime time, une photo du créateur du blog.




Et si vous insistez, bon et avec rémunération bien sûr, je remplirai un questionnaire. Non, je Lolle, je Lolle.

# Posté le samedi 31 mars 2007 12:19

Hedzagone avec un grand dzède.

Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au c½ur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.



Renaud.

Rien à ajouter.

# Posté le dimanche 11 mars 2007 13:43

Michel Rocard

Voici le discours de Michel Rocard, ancien premier ministre et député européen. Paru sur Le Monde, jeudi 31 Août 2000.
Cet homme politique francais est l'un des rares à prendre le problème de notre ile à bras le corps, à le comprendre et à nous considérer autrement que comme des mafiosi paresseux violents et racistes.
Gloria à ellu.





"Je n'ai pas une goutte de sang corse mais je n'aime pas que l'on me raconte des histoires, fût-ce au nom de mon pays. Je suis, amis jacobins, aussi fier que vous, sinon davantage car, député européen, j'évalue mieux la force comme les différences par rapport à nos concitoyens d`Europe ou du monde, des principes qui ont fait la République française et qui scellent son unité. Mais les principes fondamentaux de la République française se veulent libérateurs, et non oppressifs.

Le droit à la résistance à l'oppression est même un des droits fondamentaux de l'homme et du citoyen. Car il y a eu oppression, et il en reste de fortes traces. Je suis pour l'application des principes, mais pas au prix de l'oubli total du passé.

Il y a une révolte corse. On ne peut espérer la traiter sans la comprendre. Il faudrait tout de même se rappeler :

- que lorsque Louis XV acheta les droits de suzeraineté sur la Corse à la République de Gênes, il fallut une guerre pour prendre possession de notre nouveau domaine. La France y perdit plus d'hommes que pendant la guerre d'Algérie.

- que la Corse est restée « gouvernement militaire » jusque tard dans le XIXe siècle, avec tout ce que cela implique en termes de légalité républicaine.

- que, pendant la guerre de 1914-1918, on a mobilisé en Corse, ce qu'on n'a jamais osé faire sur le continent, jusqu'aux pères de six enfants.

- que, de ce fait, encore en 1919, il n'y avait pratiquement en Corse presque plus d'hommes valides pour reprendre les exploitations agricoles. Les tout jeunes n'ont pas eu le temps de recevoir la transmission des savoir-faire. C'est ainsi qu'ils sont devenus postiers et douaniers.

- que c'est donc à ce moment que la Corse devient une économie assistée, ce qu'elle n'était pas auparavant. L'apparition de la « paresse corse » dans les blagues, les chansons et le folklore datent de là. On n'en trouve pas trace avant.

- que, d'autre part, le droit successoral traditionnel corse était fort différent du code civil. C'est ainsi que les « métropolitanisés », si j'ose dire, Corses ou non-Corses, se sont injustement appropriés, bien des terres ancestrales. C'est aussi la raison principale pour laquelle beaucoup d'agriculteurs corses traditionnels n'ont pas de titres de propriété leur permettant d'obtenir du crédit.

- que, de la même façon, le code civil ne prévoit pas, et interdit même, la propriété collective. Or tout l'élevage corse, et notamment celui des porcs - la charcuterie corse est justement célèbre -, se faisait sur terres de pacage collectives.

- que la tuerie d'Aléria, les 21 et 22 août 1975, a été ressentie comme la fin de tout espoir d'une amélioration consécutive à des discussions avec le gouvernement de la République et a donné le signal du recours à la violence, parce que tous les Corses, je crois sans exception, ont très bien compris que jamais une riposte pareille à une occupation de ferme n'aurait pu avoir lieu dans l'Hexagone.

- que, d'ailleurs, treize ans auparavant, la Corse avait reçu du gouvernement français un autre signal dangereux. Suite à des incidents survenus, déjà, à la fin des années 50, le gouvernement créa la Société de mise en valeur de la Corse, Somivac. Elle avait charge de racheter des terres disponibles, en déshérence ou non, de les remembrer, d'y tracer voies et chemins, d'y amener l'irrigation dans certains cas, puis de les revendre à des paysans corses. Les quatre cents premiers lots furent prêts à la vente au tout début 1962. De Paris vint l'ordre d'en réserver 90 % pour les pieds-noirs rentrant d'Algérie. 90 %, pas 15 % ou même 50 % ! Ce pourcentage est une incitation à la guerre civile.

- que l'on fit, en 1984, une découverte étrange. Le président Giscard d'Estaing, vers 1976 ou 1977, avait pris la sage décision d'assurer à la Corse la « continuité territoriale », c'est-à-dire la prise en charge par l'Etat de tout surcoût de transport lié à son insularité. Sept ou huit ans après - est-ce stupidité, manque de courage ou concussion ? -, l'administration avait assuré la continuité territoriale pour les transports de personnes et pour les transports de marchandises de l'Hexagone vers la Corse, mais pas dans le sens inverse ! Les oranges corses continuaient d'arriver à Marseille avec des frais de transport plus élevés que celles qui venaient d'Israël. Pour les vins et la charcuterie, ce fut la mort économique.

- et qu'enfin la Corse, comme la Martinique et la Guadeloupe, a subi pendant bien des décennies un monopole de pavillon maritime imposé par l'Etat, avec les conséquences asphyxiantes que l'on devine.

Certains ont voulu résumer tout cet ensemble de faits économiques par le concept de colonialisme. Le débat sémantique est sans intérêt, car il est sans conclusion. L'imbrication profonde de la population corse dans la population française et le très grand nombre de Corses qui ont magnifiquement servi la France comme hauts fonctionnaires, officiers ou ministres, dénie un tel concept. Il suffit de savoir qu'une oppression particulière a gravement affaibli l'économie corse. Lorsque l'Histoire a un tel visage, il faut soit beaucoup d'inconscience, soit beaucoup d'indécence pour dire seulement aux Corses : « Assez erré maintenant. Soyez calmes et respectez les lois de la République. Vous bénéficierez alors pleinement de leur générosité. » De cette application uniforme et loyale, les Corses n'ont guère vu trace dans leur longue histoire.

Certes, il y a la part corse dans ce gâchis. Elle n'est pas mince : violence, clanisme, corruption. Naturellement, il faut sanctionner, et on ne l'a pas assez fait. Mais il faut tout autant comprendre comment le système se pérennise. Ici, l'histoire débouche sur la sociologie. C'est une évidence mondiale que toute société autosuffisante est beaucoup plus résistante à la corruption que toute société assistée. Or la Corse l'est, largement par le fait de la France, depuis bien des décennies. Il n'est dès lors pas surprenant que cette puissante institution méditerranéenne, la grande famille, la gens, soit devenue Mieux vaut une différence reconnue qu'une fausse uniformité oppressive
l'instrument presque exclusif de la solidarité et de la défense collective. Tout commence bien sûr par la terre. En l'absence d'une véritable justice foncière, c'est la violence qui est devenue l'instrument de défense des droits personnels, et la loi du silence, l'omerta, la traduction inévitable de la solidarité familiale devenue clanique. On est vite passé de la terre à l'ensemble des activités sociales. De plus, là comme ailleurs en France, l'Etat distribue des subventions, puisque chez nous, au lieu d'être pour l'essentiel utilisés sur place comme dans les Etats fédéraux, les produits de notre fiscalité remontent au centre avant d'en retomber pour attester la générosité de la République. Dans un univers culturel où la légalité et l'équité étaient aussi peu apparentes, il n'est guère surprenant que les clans se soient organisés, violence et loi du silence comprises, pour contrôler à tout prix les processus électoraux et les flux financiers qu'ils induisent.

Voilà le gâchis dont il faut maintenant sortir. Les trois quarts des Corses, qui n'en peuvent plus de la violence, s'appuient désespérément sur l'Etat central malgré sa longue impéritie. Un dernier quart, qui s'est décrit comme autonomiste il n'y a pas si longtemps - comme nationaliste aujourd'hui -, n'a pas renoncé à voir enfin traitées correctement les lourdes spécificités de la situation corse. Ils sont prêts à chercher des solutions négociées et le disent, comme à renoncer à la violence. De ce fait, quelques centaines de desperados les ont quittés pour sombrer dans la violence pure. Ils n'obéissent plus à leur commandement. Comment en vouloir aux représentants élus de ces mouvements ? C'est au contraire leur honneur, et la garantie de sérieux de leur choix."


Sur le lien ci dessous vous pourrez découvrir un autre discours du meme homme sur le meme sujet, repris par le groupe l'Arcusgi en introduction de la dernière version (2005) de la chanson Sò Elli.
DISCOURS ROCARD ASSEMBLEE NATIONALE

# Posté le lundi 12 février 2007 05:19